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Finale 2022 de la WSL à Trestles

ImageLe Rip Curl WSL Finals c’est quoi?

Le Rip Curl WSL Finals est la dernière étape des championnats du monde masculins et féminins qui a eu lieu à Lower Trestles, à San Clemente, en Californie. Rip Curl a signé un contrat de trois ans pour la finale qui décidera des champions du monde de surf masculin et féminin en 2022. Lower Trestles, site des finales de la WSL, est considéré comme l’une des vagues les plus performantes d’Amérique du Nord.  

 

Filipe Toledo (Photo by Pat Nolan/World Surf League)

 

ImageEdition 2022

Chez les hommes, ce sont Filipe Toledo, Jack Robinson, Ethan Ewing, Italo Ferreira et Kanoa Igarashi qui ce sont affrontés. Et Carissa Moore, Johanne Defay, Tatiana Weston Webb, Brisa Henessy et Stephanie Gilmore chez les femmes.

La finale se termine à Trestles en Californie, avec des vagues décevantes pour le public. Les champions sont sacrés dès le premier jour de la « waiting period » – cette fenêtre de conditions météo favorables. Il s’agit chez les femmes de Stéphanie Gilmore, surfeuse australienne qui décroche le titre pour la huitième fois. Chez les hommes c’est le brésilien Filipe Toledo qui atteint le haut du podium pour la première fois.

 

Filipe Toledo  (Photo by Ed Sloane/World Surf League)

ImageFilipe Toledo :Le numéro 1

Le Brésilien Filipe Toledo a remporté son premier titre mondial, ce jeudi à Trestles. Après Gabriel Medina (2014, 2018, 2021), Adriano de Souza (2015) et Italo Ferreira (2019), Filipe Toledo a, à son tour, coiffé la couronne mondiale à Trestles.

Sa place de numéro 1 mondial à l’issue de la phase régulière lui garantissait de ne disputer que la grande finale, en deux séries gagnantes. Toledo a ainsi vu Italo Ferreira le rejoindre, qui s’était chargé auparavant de faire le ménage sur le spot californien à coup d’envolées et autres turns aiguisés.

Lors de la grande finale, Ferreira n’est pas parvenu à inverser la tendance de ces derniers mois face à Toledo, qui l’avait battu au cours de leur quatre dernières confrontations sur le CT (dont, déjà, lors des Rip Curl WSL Finals 2021). La première série entre les deux hommes a été acharnée et si Ferreira en a signé la meilleure note (8,00), c’est bien Toledo qui s’est imposé sur une marge infime (15,13-14,97).

Lors du deuxième heat, le numéro 1 mondial a continué de martyriser de ses attaques frontside létales les droites de Lower Trestles. Ferreira n’a jamais baissé les bras, prenant tous les risques dans les airs, mais Toledo a eu le dernier mot avec une nouvelle victoire (16,50-14,93). Première victoire pour le Brésilien de 27 ans, qui tournait autour depuis plusieurs saisons.

 

Stephanie Gilmore (Photo by Pat Nolan/World Surf League)

ImageChez les femmes, Stéphanie Gilmore remporte le titre pour 8eme fois

Stephanie Gilmore a glané un 8e titre mondial record, à Trestles, en remportant les Rip Curl WSL Finals. Lors de la grande finale, l’Australienne a battu en deux manches sèches l’autre grande dame du surf, Carissa Moore.

C’est la huitième victoire pour Stephanie Gilmore qui, en battant sa grande rivale hawaïenne Carissa Moore – elle, sacrée à cinq reprises – lors de la grande finale des play-offs du CT, est devenue la surfeuse la plus titrée de tous les temps. Une unité devant sa compatriote et désormais ex-co-recordwoman du genre, Layne Beachley (sept titres).

Lors de la grande finale, Stephanie Gilmore a continué de distiller sur le spot californien son surf tout en vitesse et flow, avec un soupçon de radicalité, pour dominer en deux manches sèches Moore. Les 28e et 29e (!) duels des deux surfeuses dans l’élite. Et si au bilan de leurs confrontations directes, c’est l’Hawaïenne qui mène toujours d’une courte tête la danse (15-14), l’Australienne a creusé l’écart en nombre de titres mondiaux (2007, 2008, 2009, 2010, 2012, 2014, 2018, 2022).

 

 

 

La seule représentante de l’Hexagone, Johanne Defay termine troisième de la compétition, bien qu’elle soit deuxième si l’on s’attache aux points accumulés lors de la saison derrière la hawaïenne Carissa Moore. Johanne Defay bat néanmoins un record, car c’est la première fois dans l’histoire du surf qu’un Français obtient un tel classement mondial (homme femme confondus). Quant à Miguel Pupo qui avait remporté l’Outerknown Tahiti Pro 2022, il n’était pas qualifié pour participer à la finale puisqu’il lui manquait 90 points.